Youssouf Idjihadi ou la Diversion du silence assourdissant ?

La Rédaction
By La Rédaction janvier 12, 2020 01:08

Youssouf Idjihadi ou la Diversion du silence assourdissant ?

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Le communiqué de l’AND au sujet des tortures infligées à un citoyen au camp militaire de Simboussa par ses éléments nous rappelle les vœux d’ Azali Assoumani du nouvel an 2020.

Celui-ci a annoncé vouloir  » lutter contre la corruption « , vœux piteux , surtout inaudibles, venant d’un type qui n’ a de président que le nom et qui tire son illégitimité de la mascarade électorale du 24 mars 2019.

Il s’apprête , par ailleurs , à organiser une autre mascarade, législative cette fois-ci, pour le 19 janvier prochain.
Et voilà que l’état major de l’AND, par la signature d’un Issouf Idjihadi complaisant et collaborateur des entorses faites contre la République au quotidien , décide de sortir du silence assourdissant. Il se congratule dans un registre de grandiloquence, qui cache mal l’aspect de bonimenteur, d’être à la tête d’  » une institution républicaine « .

Il prétend partager  » le fort sentiment de réprobation légitime  » d’ un  » acte indigne ». Un peu plus loin , dans ce communiqué de cinq paragraphes, le militaire a jugé bon de rappeler  » son attachement indéfectible « ,  » aux libertés individuelles et aux droits de l’homme  » conformément  » aux différentes chartes et à (la) constitution « , sic.

La précision, les imprécisions surtout et les omissions font pâlir sa conscience quand on sait que le jour même, deux journalistes étaient encore arrêtés dans l’exercice de leur devoir d’information, quand on sait qu’une manifestation pacifique était encore empêchée par les militaires, à
Chomoni, région du washili, à l’île de Ngazidja .

Enfin, on n’oublie pas que l’AND est responsable d’une intrusion militaire a Iconi, en 2018, laquelle s’est soldée par la mort à balle réelle d’ Ahamada Gazon. Il y a eu plusieurs blessés ce jour-là. On n’oublie pas, non plus les militaires , et ce civil, tués devant son bureau à Kandaani le jeudi 28 mars 2019.
Si Azali a dit que la dictature était juste dans  » les têtes  » de la diaspora, une sorte de vue de l’esprit , son compagnon Issouf Idjihadi théorise le traitement par le verbe, un état de droit sur papier, une démocratie sur communiqué… À aucun moment, le peuple et l’opinion publique n’ont été cités dans ce papier d’illusions. Le terme de  » citoyen  » apparaît une fois au début du texte, juste pour rappeler, en effet, qu’il était victime  » des violences  » par des éléments militaires .
Cela révèle des propos de maquillage, profondément hypocrites, dans une société pourtant traversée par une crise politique majeure où des manifestations de la diaspora s’éternisent à plus de 40 semaines, avec une contagion déjà réelle sur le territoire national.

© NOURDINE MBAE !

La Rédaction
By La Rédaction janvier 12, 2020 01:08
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