Ce que l’on sait du lynchage de l’officier de police Annas par les militaires à Anjouan

La Rédaction
By La Rédaction février 18, 2021 23:34

Ce que l’on sait du lynchage de l’officier de police Annas par les militaires à Anjouan

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Un adage Anjouanais dit ceci  » Ba lahi chouka kaliji Mkiri »

Depuis des mois dans la voyoucratie que sont devenues les Comores et en particulier à Anjouan, des délinquants sans foi ni loi en trellis sèment la terreur dans l’île. Un ordre venu tout droit de Beit Al Harb , où un dictateur sanguinaire a validé la stratégie de l’ intimidation et de la violence aveugle dans l’espoir de museler les revendications légitimes de la population d’Anjouan, ‘l’ ‘île à laquelle échoit la présidence tournante à partir du 26 mai 2021.

Alala asi wora.

Mais hier dans la région de Mutsamudu, le commissaire central Mliva et un de ses agents de la police nationale ont failli y laisser leur vie.

Une opération commando des militaires de Sangani ayant obtenu le soutien et la bénédiction des deux criminels que sont le lieutenant Fazul, chef du site et le fameux commandant Abdallah Salim dont je ne vais pas vous présenter , a faite une descente d’une violence inouïe à Mutsamudu et Mirontsy pour casser le chef de la police et ses agents.

Et pour cause, un triste lieutenant répondant au nom de Mansour , imbu de son orgueil se promenait dans la ville de Mirontsy sans masque , défiant les mesures parce qu’il estime que dans cette jungle de la dictature les militaires souffle le chaud et le froid et que ce ne sont pas les recommandations des médecins qui vont lui imposer des contraintes.

Etant en civile , il tombe nez à nez avec une patrouille de la police nationale en mission pour veiller au respect des mesures. Forcément, ils ont voulu lui faire entendre raison. Le fauteur de troubles leur décline son identité avec la dose de condescendance et insolence qui le caractérise en précisant qu’il est le lieutenant Mansour. Donc, tracez votre chemin.

Les policiers ont répliqué que quelque soit votre grade Monsieur le port du masque est obligatoire pour tout le monde et pour le bien commun.

Cette phrase est un crime de lèse-majesté et ce sinistre lieutenant a bondi vers les agents de police sans masque au risque de contaminer les agents si d’aventure il est porteur du virus. Une altercation s’engage qui finit en bagarre.

Mais le lieutenant Mansour a décidé avec l aide des deux chefs cités plus hauts qu’ils vont corriger le commissaire central Mliva et ses policiers.

Descente chez Mliva à Mirontsy en vain et au niveau de Mutsamudu ils ont trouvé un agent prénommé Anass. Je vous laisse juge avec ces images. Le commissaire central passe par hasard et les chiens de garde de Fazul et Abdallah Salim ont bondi vers lui. Le commissaire et son chauffeur ont fait demi-tour pour échapper à une mort certaine, car il était la cible recherchée.

Mais les chiens de Sangani n’ont pas lâché le morceau et l’ont contourné pour aller le bloquer dans une autre route.

Encerclé par les voyous en trellis, le commissaire a dégainé son téléphone pour appeler Fazul et Commandant Abdallah Salim, comme par hasard c’est la première fois que ces collègues de l’armée ne décrochent et ce sans même lui rappeler jusqu’au lendemain..

Rassurez vous, ces deux monstres savaient qu’ils ne s’agissait pas d’un appel pour leur signaler une quelconque atteinte à la sûreté de l’Etat . Le commissaire Mliva a eu la vie sauve grâce à un coup de volant de son chauffeur qui a semé les voyous.

Et ce matin les deux commanditaires sont venus voir le commissaire rescapé pour une médiation.

Et ce dernier ayant compris les intentions criminelles de ses frères ennemis ne s’est pas montré emballé pour la démarche.

Un militaire de Sangani m’a confirmé que ses chefs ont activé le levier familial en passant par le colonel Bastu, un beau-frère de la victime Annas, pour trouver une solution dans ce qui ressemble à une guerre de gangs.

Preuve qu’on est chez les voyous.

Je rappelle que un certain Abdoulfatahou et Azad ont failli se faire flinguer à l’ aéroport de Ouani à cause d’une histoire de femme.

Et que le commandant Adam , Nourdine Mdiladji, le colonel Delami eux ont carrément privatisé une partie de l’armée à Anjouan pour garder la maison d’un certain David de Bambao M’tsanga, moyennant de l’argent.

Bref, quand des voyous sont convaincus que la loi est le cadet des soucis du régime, on peut s’attendre à tout , mais vraiment à tout.

Ngoma ya madzi ouzinoi hama souzi

© Soilihi Kays!

La Rédaction
By La Rédaction février 18, 2021 23:34
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